L’Union nationale des propriétaires immobiliers publiait mercredi son observatoire des taxes foncières. Les chiffres provisoires pour 2015 dans les 50 plus grandes villes de France font état de hausses parfois importantes.
Comme chaque année à la même période, l’Union nationale des propriétaires immobiliers (UNPI) a fait part mercredi de son observatoire des taxes foncières. Selon ce dernier, les propriétaires ont constaté une hausse de leur taxe foncière de 16.42% au cours des 5 dernières années. Si cette hausse reste deux fois plus importante que l’indice des prix à la consommation sur cette période, on observe un ralentissement de cette dernière, qui était de 21,17% sur la période 2007-2012 et de 21,26% sur la période 2008-2013.
Des hausses importantes dans la Métropole
La revalorisation annuelle des valeurs locatives explique une part de la progression (+7,94%), la hausse des taux d’imposition fixés par les communes et départements expliquant l’autre part (+7,86%). La progression la plus importante est la part départementale payée par les contribuables, avec une hausse de 17,45% en cinq ans.
Dans certaines villes, les progressions sur 5 ans peuvent être importantes, comme à Argenteuil (+26,34%), à Montreuil-sous-bois (+24,02%) ou encore Dijon (21,59%). A Lyon, la progression sur la période s’établit à 14.19% à Lyon, de 15.31% à Villeurbanne, de 13.39% à Vénissieux, de 11.19% à Vaulx-en-Velin (+11.19%), et de Saint-Priest (13.36%).
L’UNPI a également fait état des chiffres provisoires pour 2015 dans les 50 plus grandes villes de France. Selon les villes les disparités sont importantes, avec de fortes progressions en 2015 dans certaines villes, après une modération de ces dernières en 2014 du fait des élections municipales. On notera des relèvements sensibles à Lille (+14,56%), à Strasbourg (+9,62%), à Toulouse (+7,76%) mais aussi à Lyon (+6,65%).
