Comme nombre d’acteurs du secteur, BNP Paribas Real Estate, dans sa dernière étude sur l’immobilier de bureaux, fait état d’une absence de projets neufs conséquents à court terme.
La thèse d’une pénurie d’immobilier de bureaux prend de la consistance à Lyon. BNP Paribas, qui a publié aujourd’hui son étude sur l’immobilier en régions, pense tout comme d’autres acteurs du secteur, que l’offre pourrait manquer à court terme. Selon BNP Paribas, l’offre neuve disponible est particulièrement rare dans le quartier des affaires de la Part-Dieu. « Un seul immeuble actuellement en cours de construction sur ce secteur sera livré en 2012 et fait d’ores et déjà l’objet de négociations très avancées » note le groupe, qui considère que l’offre neuve sera insuffisante dans ce secteur très prisé, « au moins pour les trois prochaines années ».
La Part Dieu n’est pas le seul secteur à connaitre une pénurie de biens. Confluence est aussi frappé par la pénurie. Dans ce secteur, « les futures livraisons ne sont pas attendues avant plusieurs années » selon le groupe. « Cette rupture d’offres neuves pourrait être favorable aux propriétaires qui offrent des locaux de seconde main de très bonne qualité dans les meilleurs emplacements » note BNP Paribas Real Estate.
Grenoble aussi touchée
Ce dernier phénomène a d’ailleurs eu comme effet paradoxal de faire baisser les loyers dits ‘top’, dont les prix restent situés entre 230 et 250 euros du m² HT HC par an. En l’absence d’offre neuve, les prix des loyers ont été tirés vers le bas, les utilisateurs se dirigeant soit vers des locaux de seconde main, soit vers des locaux d’immeubles neufs situés hors des quartiers les plus prisés, avec à la clé des loyers inférieurs.
« En conséquence, la hausse du loyer de seconde main s’explique par les nombreuses transactions réalisées dans des immeubles récents ou lourdement rénovés offrant une alternative au neuf » note BNP Paribas Real Estate.
Lyon n’est d’ailleurs pas la seule ville à connaitre une telle situation de pénurie dans le neuf. En Rhône Alpes, Grenoble est à court de programmes de ce type. Pour la capitale du Dauphiné, les chantiers en cours à fin 2010 offrant encore des disponibilités sont, selon BNP, « quasi-inexistants et les prochains programmes ne sont pas attendus avant 2012 voire 2013 sous réserve d’un lancement en blanc dans les mois à venir ». Dans cette ville, les prix des loyers ‘top’ se situent entre 160 et 180 euros HT HC par m² par an.
