Les chiffres de l’immobilier neuf sur 9 mois présentés par Adéquation laissent apparaitre une nette décrue des ventes investisseurs, et une inadéquation de l’offre à la demande.
Pour l’heure, les ventes de logements neufs totalisent 3580 logements sur neuf mois dans la région lyonnaise, selon Adéquation. Soit une baisse de 30% par rapport à la même période de 2010. Ce chiffre de 3580 logements est lui-même composé de 1838 ventes à investisseurs (dont approximativement 1790 sur le marché libre, et 54 pour le PLS investisseurs) et de 1742 ventes à particuliers utilisateurs. Ce qui représente des baisses respectives de 39% et 18% par rapport aux neuf premiers mois de 2010. Aussi, le chiffre record de 7001 ventes enregistré en 2010 ne devrait pas être atteint, et ce même si le quatrième trimestre pourrait bien être de bonne facture, du fait notamment des effets d’aubaine liés à la réforme du dispositif Scellier en fin d’année.
| Date | 2006 | 2007 | 2008 | 2009 | 2010 | 2011 p |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Prix | 3089 | 3308 | 3381 | 3445 | 3634 | 3776 |
| Ventes | 4234 | 4284 | 3415 | 6535 | 7001 | 3580 |
| Invest. | 2002 | 1892 | 1391 | 3967 | 4248 | 1838 |
| Part. | 2232 | 2392 | 2024 | 2568 | 2753 | 1742 |
Source: Adéquation/Fil69 (données 2011 sur trois trimestres)
Les gammes abordables en net retrait
Dans la ventilation des ventes par gamme de prix, les gammes supérieures du marché- c’est-à-dire au-dessus des 3600 euros du mètre carré – représentent désormais 50% des ventes, alors même qu’elles ne représentaient, en 2006, que 16%.
A l’inverse, la part de l’accession sociale et de l’accession à prix abordable (inférieur à 2700 euros en 2011), qui composaient près de 25% du marché en 2006, a quasiment baissé de moitié (13%). Il faut dire que, dans le même temps, les prix ont nettement monté : de 3089 euros en 2006, les prix atteignent désormais 3776 euros le mètre carré. Seulement 675 logements ont ainsi été vendus 3000 euros du mètre carré, soit 20% des ventes totales et 430 à moins de 2700 euros du mètre carré, dont 400 grâce aux différents dispositifs d’aide.
La fin du Pass Foncier a pesé
Chez les propriétaires occupants, on notera que l’accession aidée représente près de 25% du marché (400 logements), contre 75% sur le marché libre (1330 logements). Au sein de l’accession aidée, on notera que les ventes en TVA à 5.5%, en PSLA, et autres dispositifs ont représenté 440 logements, et ne devraient de facto pas atteindre les 1000 logements vendus en 2010 (40 annulations en pass foncier ont en outre été enregistrées en 2011, expliquant la différence avec les 400 logements précités). L’an dernier, 1000 réservations avaient été faites dans cette gamme, avec près de 680 pour le seul pass foncier.

La bulle immobilière, j’aurai été fier d’être resté locataire.