<p>Remise du prix à l'équipe lauréate (SDH/LPI)</p>
Ce concours d’idées était organisé par le groupe cimentier français Vicat, avec la Métropole de Lyon et GrandLyon Habitat.
Un certain nombre d’acteurs de la construction, de l’architecture, et des élus s’étaient rassemblés mardi dans la salle du conseil de la Métropole de Lyon, pour participer à la finale du concours d’idées « Comment régénérer la ville ? », organisé par le groupe cimentier français Vicat, avec la Métropole de Lyon et GrandLyon Habitat.
Le concours avait été lancé en juillet dernier, durant la première biennale d’architecture de Lyon. Celui-ci est destiné à des équipes pluridisciplinaires d’étudiants en architecture, en urbanisme, en paysage, et ingénieurs. Il a été pensé par le groupe Vicat en collaboration avec la Métropole de Lyon, l’office public de l’habitat GrandLyon Habitat, et différentes écoles partenaires, à savoir l’ENSAL, l’INSA, l’ENTPE, l’ENSP et la mention de master VEU (via le LabEx IMU).
Trouver de nouvelles méthodes de travail
Il s’agissait, pour les étudiants, de développer de nouvelles méthodes de travail collaboratives de réhabilitation urbaine et architecturale. Ils devaient ainsi imaginer des restructurations urbaines adaptées au quartier de Mermoz sud dans le 8e arrondissement de Lyon, et devaient ainsi faire porter leurs réflexions sur des thématiques diverses, telles que la production énergétique, le développement de la biodiversité, la performance environnementale, les innovations esthétiques, ou encore l’économie circulaire.
Le concours avait initialement mobilisé 9 équipes étudiantes pluridisciplinaires autour de méthodes innovantes de réhabilitation architecturale et urbaine.
Présentation des projets (SDH/LPI)
Dans un deuxième temps, 3 équipes avaient été présélectionnées, et concouraient mardi devant un jury, qui, après délibération, a, en fin d’après-midi, attribué le 1er prix au projet Mermoz.Net. Ce dernier visait à réhabiliter le quartier de Mermoz-sud par une plus grande pratique de l’activité physique en milieu urbain.
L’équipe pluridisciplinaire était composée de Marjolaine Casella, étudiante en architecture à l’ENSAL, Narjisse Fousi, étudiante en architecture à l’ENSAL, Fanny Gachet, étudiante en architecture à l’ENSAL, Viria Leang, étudiante en architecture à l’ENSAL, Sijun Lv, étudiante en architecture à l’ENSAL et ingénieure diplômée en génie civil, Fayçal Sahnine, étudiant ingénieur à l’INSA et ingénieur diplômé en génie civil et de Lucie Simon, étudiante en paysage, urbanisme et aménagement à l’ENSP.
Une maille en béton souple
Les étudiants ont développé un matériau inédit, à savoir une maille en béton souple constituée de tesselles reliées par des fibres. La maille en béton peut être utilisée sous différentes formes (carré, rond, ellipse) et propriétés (fibre naturelle, synthétique ou métallique) pour offrir une rigidité faible ou élevée selon son usage : équipement public, revêtement de sol pour piéton, mobilités douces ou en ajout de surface dans les logements. La maille permet alors d’envisager de nouvelles utilisations du béton dans l’optique de créer un quartier en mouvement.
Guy Sidos, président-directeur général du groupe Vicat, s’est montré particulièrement satisfait des résultats et réflexions issues de ce concours : « valoriser les atouts du patrimoine en béton, tel était l’un des objectifs du concours ‘Comment régénérer la ville ?’. Dans la lignée de Louis Vicat, inventeur du ciment artificiel il y a 200 ans, cette démarche inédite illustre nos préoccupations environnementales et sociétales. Le groupe Vicat est fier de récompenser aujourd’hui le projet Mermoz.net qui, par son ingéniosité, a su apporter de nouvelles clés de réflexion pour une rénovation urbaine durable en plaçant le bien-être de l’usager au coeur du projet».
Michel le Faou, vice-président de la Métropole de Lyon était, de même, satisfait de ce concours développé sur un site en renouvellement urbain. Pour lui, « l’attachement au patrimoine et à l’histoire demeure un vecteur d’équilibre dans la construction de la ville, qui ne fait pas table rase du passé mais s’en inspire pour le sublimer ». « Le quartier Mermoz Sud, va, grâce à votre énergie et votre innovation, et surtout la mise en commun de vos savoir-faire, relever ces grands défis, et faire émerger un quartier moderne, dynamique qui saura répondre aux exigences de notre société en s’appuyant sur le passé pour se tourner vers son avenir», a t-il indiqué à l’adresse des étudiants.
Pour Catherine Panassier, présidente de GrandLyon Habitat, « il est important que les élèves soient très vite en contact avec les réalités complexes du renouvellement de la ville d'une manière générale, et des quartiers HLM en particulier (tel que Mermoz). Ce projet permet un rapprochement entre professionnels de la ville et étudiants dans une démarche ‘gagnant-gagnant’, les uns dans une démarche d'apprentissage, les autres dans une obligation de sortir de ses modes de réflexion et de s'ouvrir à de nouvelles façons d'appréhender les questions urbaines, un rafraichissement souvent bénéfique ! ».
