300.000 agents ou retraités bénéficient de ce tarif réduit. Les dirigeants des deux entreprises souhaiteraient un relèvement de celui-ci.
Selon les Echos, EDF et GDF souhaiteraient faire évoluer la structure du « tarif agent ». Ce tarif privilégié, dont près de 300.000 salariés et retraités du secteur bénéficient, ne comprend ni l'abonnement, ni les taxes appliquées sur la fourniture d'énergie. Le tarif appliqué est équivalent au coût de production pur de l'entreprise, et en outre l'ensemble de la consommation n'est pas répercutée sur la facture.
L'évolution envisagée par les directions des deux groupes serait progressive et ne serait engagée qu'après les élections professionnelles qui se tiennent à partir de vendredi chez EDF, indique le quotidien économique. Car les deux organisations patronales qui souhaitent cette réforme, l'Union française de l'électricité (UFE) et l'Union française des industries gazières (Unemig), savent qu'elles marchent sur des oeufs, les salariés d'EDF-GDF ayant déjà par le passé refusé massivement, il y a 30 ans, une telle évolution au prix d'une grève qui avait marqué les esprits (90% de grèvistes).
Pour l'heure, EDF et GDF souhaiteraient se concentrer sur la réintégration dans le tarif d'une partie des taxes afin de ne pas avoir à reverser la différence à l'Etat. Car celle-ci pourrait bien monter en flèche du fait de la réforme du marché de l'électricité et de la hausse attendue de la Contribution au service public de l'électricité (CSPE), du fait de l'essor continu du photovoltaïque.
