Les agences de notation ont de nouveau haussé le ton sur le Portugal et la Hongrie. Les investisseurs se sont du coup reportés jeudi sur les dettes française et allemande.
C'est le retour du découplage sur les marchés obligataires. Les investisseurs ont fui les dettes dites périphériques, se reportant massivement vers les dettes des pays jugés plus vertueux et plus solides.
La tension est de nouveau monté, avec les dégradations successives de Fitch sur les notes de la Hongrie et du Portugal. Les taux portugais évoluaient au dessus des 6.60%, après cette annonce, soit une hausse de prés de 10 points. Les taux longs grecs sont également passés au dessus des 12.20%, flirtant avec leur zénith de mai. Fitch avait annoncé en début de semaine vouloir baisser la note de la Grèce et la reléguer au rang des émetteurs peu fiables.
Les dettes allemandes et françaises profitaient a contrario de ces annonces. Le rendement du Bund baissait de 0.01 point à 2.97% et celui de l'OAT reculait de 0.04 point à 3.31%.
