Les autorités chinoises ont décidé d’une revalorisation générale des salaires à Pékin, histoire de répondre à la montée des prix de l’immobilier.
Pékin veut prévenir les tensions sociales. C’est sans doute pour cette raison que le gouvernement chinois a annoncé hier une hausse de 20% du salaire minimum dans la capitale, la deuxième en seulement six mois. Le salaire minimum à Pékin sera porté de 960 yuans (110 euros) à 1.160 yuans (133 euros), à partir du 1er janvier. A ce rythme, le salaire minimum à Pékin rattraperait le smic français d’ici 2015.
Il faut dire que la flambée de l’immobilier dans le pays oblige les autorités à rester sur leurs gardes. La forte montée des prix du logement et la forte progression des prix alimentaires ont motivé cette décision, qui, certes, va faire progresser le niveau de vie des plus bas salaires, mais risque également d’alimenter l’inflation, qui demeure à un niveau assez élevé au regard des standards occidentaux.
Le risque de surchauffe est donc pris très au sérieux par la Banque centrale chinoise, qui a décidé samedi dernier de remonter ses taux directeurs d’un quart de point. La carotte d’un côté, le bâton de l’autre : la Chine n’a guère le choix. Une baisse de la croissance afin d’enrayer l’inflation est de toute façon exclue, du fait des importants troubles sociaux qu’une telle politique engendrerait.
