Century 21 a présenté son bilan 2010 sur le marché locatif. Le réseau note un retrait progressif des étudiants du marché locatif.
Les étudiants louent de moins en moins. Alors qu'ils constituaient jusqu'alors un part importante des entrées en locations, ils seraient de moins en moins nombreux à prendre bail, selon les statistiques publiées hier par Century 21 concernant le marché locatif en 2010. « Nous observons aussi un phénomène de long terme, qui est le retrait progressif et inexorable de la part des étudiants du marché locatif. » indique ainsi l'étude.
« En 2001, les étudiants représentaient 23% des locataires entrants. Cinq ans plus tard, en 2006, ils ne représentaient plus que 10,5%. Et en 2010, cette part est réduite à 3,6% des locataires entrants » précise Century 21. Cinq causes sont listées au premier rang desquelles on trouve « l’effet Tanguy », prénom qui évoque immédiatement le film d'Etienne Chatillez mettant en scène un étudiant encore chez ses parents à 28 ans, et ayant du mal à couper avec la confortable cellule familiale.
Les étudiants plus proches de leur lieu d'enseignement
Autre explication de ce mouvement, « la concentration de la population dans les grandes villes se poursuit, et raccourcit les distances entre les lieux d’enseignement et le domicile familial », ce qui ne nécessite plus toujours un appartement sur place. Un phénomène à rapprocher également de la démultiplication du nombre d’établissements d’enseignement supérieur « Le maillage du territoire est plus fin, et l’on peut plus aisément étudier à proximité du domicile familial » explique ainsi Century 21.
Quatrième cause évoquée dans l'étude : les surfaces inférieures à 9 m2 sont interdites à la location depuis la loi du 13 décembre 2000, ce qui a exclu du marché les chambres mansardées, dont les surfaces sous pente sont exclues du décompte des 9 m2.
Enfin, dernière explication de cette baisse des locations étudiantes, les budgets étudiants seraient orientés vers d’autres choix de consommation que le logement : ordinateur, abonnements Internet, téléphonie mobile. On préfère ainsi rester au sein du domicile familial et pouvoir reporter sa consommation sur d'autres postes. Quitte à sacrifier un peu d'indépendance.
Century 21 note enfin que la hausse des loyers n'est pas nécessairement extravagante au regard de l'inflation. « L’écart entre l’inflation et les loyers au m2 est de 0,6%. L’idée de 'flambée' des loyers est erronée. »
