<p>Vue de l'A47 (SDH/LPI)</p>
Selon le préfet de région, interrogé par Le Progrès, l'Etat « veut » réaliser la deuxième autoroute entre Lyon et Saint Étienne, mais mettra toutes les chances de son côté.
L'État est bien décidé à mettre toutes les chances de son côté pour la réalisation de l'Autoroute A45 destinée à assurer la liaison entre Lyon et Saint Étienne. C'est en substance ce qu'a déclaré le préfet de région, Jean Louis Carenco, dans un interview au journal « Le Progrès ». « L'Etat veut cette autoroute et elle se fera » a-t-il déclaré. « Ce serait une position de mensonge de dire que je ne veux pas l’A45. Nous devons simplement mettre toutes les chances de notre côté en étant le plus précis possible pour ne pas prendre de retard ensuite » prévient le préfet de Région.
L'A45 permettrait, selon ses défenseurs, de mieux intégrer les deux métropoles régionales, en permettant de relier le nord est de Saint-Étienne au sud de Lyon, parallèlement à l'autoroute A47. Côté immobilier, les deux villes ont des profils de prix très éloignés: d'une part, le prix du mètre carré s'envole à Lyon quand, dans le même temps, les prix stéphanois restent moribonds. Une nouvelle jonction permettrait, de l'avis de nombreux professionnels locaux, de valoriser le potentiel de la troisième ville de Rhône Alpes, qui reste l'une des agglomérations les moins chères de France.
"On ne peut pas faire n'importe quoi"
Face à l'impatience des élus dans le dossier, le préfet met en avant le besoin de réaliser une nouvelle étude sur les conditions d’arrivée dans l’agglomération lyonnaise. « On ne peut pas faire n’importe quoi. Nous avons besoin d’éléments supplémentaires avant d’engager quoi que ce soit » a ainsi déclaré Jean Louis Carenco.
Un certain nombre d'éléments manquent encore selon le préfet dans le dossier, tel que des « détails précis sur le tracé, à l’intérieur de la bande des 300 mètres », et la façon de gérer un « flux routier (…) important ».
