L'Union nationale de la propriété immobilière dénonce le fait que des personnes à haut revenus soient encore logés dans des HLM.
L'UNPI a profité de la récente étude de l'INSEE « Etre sans domicile, avoir des conditions de logement difficiles, la situation dans les années 2000 » pour dénoncer certaines dérives concernant le logement social en France. Celle-ci montre en effet que 250.000 personnes seraient privées de logements. L’UNPI note en outre que ceci « bat en brèche certaines déclarations intempestives indiquant qu’il manquerait 900.000 logements en France ».
"L’UNPI, par la voix de son président, Jean Perrin, rappelle que la situation à Paris et en Ile-de-France ne doit pas occulter la réalité en France entière, où le parc de logements disponibles est suffisant, voir excédentaire" note ainsi l'organisation.
L'UNPI relève en outre que la situation parisienne doit être mise en perspective avec les récents enseignements émanant de l’enquête de l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (ONPES). Selon celle-ci, 53.000 ménages appartenant aux 10% des foyers les plus riches de France bénéficieraient, à la fin de 2007, de logements sociaux.
« Depuis plusieurs années, l’UNPI dénonce les 300.000 logements HLM occupés par les personnes à hauts revenus, alors que des personnes à revenus modestes n’y ont pas accès » indique ainsi l'UNPI. « Il est urgent de prendre des mesures strictes pour que les HLM retrouvent leur vocation initiale et diriger les locataires les plus riches vers l’accession ou le parc privé » conclut l'association.
