Pour lui, l'idée d'une taxation des plus-values sur la résidence principale n'est pas dans la logique de la majorité. Il veut par ailleurs exclure la résidence principale de la base de l'ISF.
Les ténors de la majorité présidentielle à soutenir l'idée d'une taxation des plus values sur la résidence principale se font de plus en plus rare. Gérard Longuet, le président du groupe UMP au Sénat, s'est lui aussi prononcé contre, à l'occasion d'un entretien aux Échos. « La résidence principale est un bien d'usage et la plus-value réalisée lors de sa vente est une richesse fictive car, généralement, les gens l'utilisent pour acheter une autre maison" indique-t-il.
Pour lui donc, "taxer cette plus-value n'a aucun sens, a fortiori lorsque l'on veut, comme notre majorité, favoriser la France des propriétaires" a-t-il affirmé. Gérard Longuet n'est d'ailleurs pas plus favorable à la fixation d'un seuil au dessus duquel les plus-values seraient taxées : « Est-ce le rôle d'une majorité modérée, qui considère que l'enrichissement n'est pas un péché, de le faire ? Je pense que non » affirme le parlementaire.
Il avance également une idée pour compenser la réforme de l'ISF. Pour lui, il faudrait ainsi exclure toute taxation de la résidence principale, et « proportionner le taux d'impôt sur les valeurs mobilières avec le rendement global de ces valeurs ». « Cela compenserait la moitié des 4 milliards que coûtera la suppression de l'ISF » indique Gérard Longuet.
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