L’étude « French Lease Events », publiée chaque année par Deloitte montre que les locataires n’ont pas profité de la crise pour dénoncer leur bail.
La crise de 2008-2009 ne s’est pas traduite par une hausse de la mobilité des locataires de bureaux. C’est ce qui ressort de l’étude « French Lease Events », publiée chaque année par Deloitte. Selon elle, « il ressort que le comportement des locataires en 2009 ne correspond pas à ce que l’on aurait pu en attendre dans un contexte économique de crise. De manière générale, la grande majorité des locataires ayant eu la possibilité en 2009 de dénoncer leur bail ou de profiter du terme du bail pour renégocier leur loyer ne l’a pas fait», indique ainsi dans cette étude Brice Chasles, Associé responsable de l’équipe Real Estate Advisory de Deloitte.
Dans les faits, seuls 21% des locataires ayant eu la possibilité de dénoncer leur bail en 2009 ont quitté leurs locaux selon le groupe. L‘étude indique en outre que, pour 86% d’entre eux, leurs loyers ont augmenté par rapport à 2008, et ce à un rythme en ligne avec celui de l’indice du cout de la construction. Inversement, 10% ont vu leur loyer baisser en 2009.
4 ans de durée moyenne d'engagement
« Les locataires et les bailleurs semblent avoir opté pour la tacite prorogation de leurs baux arrivés à échéance, et donc le maintien de conditions de loyer élevées, plutôt que de contracter de nouveaux baux avec une durée d’engagement plus longue et des conditions renégociées à la baisse » indique Deloitte dans cette étude.
En outre, l’étude révèle deux autres enseignements : la durée moyenne de l’engagement ferme contracté en 2009 était de 4,0 ans et la durée réelle du bail des locataires sortants en 2009 était en moyenne de 5,5 ans.
