Selon la CAPEB, l’activité s’est certes améliorée au premier trimestre, mais cette reprise reste hypothéquée par les difficultés de financement des banques.
Le secteur de l’artisanat du bâtiment semble aller un peu mieux, selon la CAPEB. La confédération note en effet une légère amélioration au premier trimestre 2011, avec une activité en hausse de 1.5%. Le secteur retrouve ainsi quelques couleurs, après plusieurs trimestres de baisse d’activité depuis la fin 2008, un phénomène notamment imputable au rebond de certains secteurs comme celui de la construction neuve (+3 %), des travaux d’entretien-rénovation (+0,5 %), et des travaux d’amélioration de la performance énergétique des logements (+2,5 %). Ces deux derniers segments tirent notamment parti de la dynamique insufflée par la généralisation du DPE, suite au Grenelle de l'Environnement.
« Des conditions climatiques exceptionnelles, contrastant fortement avec les fortes intempéries hivernales du 4e trimestre 2010, ont contribué à rendre possible cette augmentation de l’activité du secteur » note la CAPEB.
Les banques pointées du doigt
Néanmoins, malgré cette légère reprise, la CAPEB se montre vigilante vis-à-vis des conditions de financement des entreprises du secteur, notant qu’aucune évolution positive n’était notée du côté de la situation de la trésorerie des entreprises artisanales, mise sous pression à la fois par le raccourcissement des délais de paiement aux fournisseurs, de l’allongement des délais de paiement aux particuliers et de la hausse des matières premières.
Face à cette situation, le président de la CAPEB n’hésite pas à parler d’égoisme et de désintérêt des banques vis-à-vis des entreprises du secteur. « Je récuse l’attentisme des organismes bancaires qui ont su profiter à plein des aides de l’Etat il y a trois ans. Nous n’avons pas le droit de laisser des entreprises prospères et saines, en dépit de difficultés financières passagères, au bord de la route. Pour rompre avec cette situation d’immobilisme, j’en appel aux Pouvoirs Publics à mobiliser avec nous le réseau bancaire. Au moment où la conjoncture crée à nouveau l’espoir, il serait fortement dommageable de manquer le rendez-vous du crédit » note ainsi Patrick Liébus, Président de la CAPEB.
