La FPI, par la voix de son président Marc Pigeon, part en campagne contre les propositions d'encadrement des loyers, rejoignant ainsi les positions de Gérard Collomb et Benoist Apparu.
« Le contrôle des loyers est le moyen le plus efficace que nous connaissons pour détruire une ville, exception faite d’un bombardement ». Paraphrasant l’économiste socialiste Assar Lindbeck, Marc Pigeon n’y va pas par quatre chemins pour dénoncer les propositions de contrôle des loyers, émises notamment par le parti socialiste dans son programme. Face au problème de l’envolée de ces derniers, le président de la Fédération des promoteurs immobiliers a vivement réagi, en fustigeant les tentations de l’encadrement et du blocage.
Marc Pigeon cite notamment les précédents dans l’histoire ayant conduit, au final, à une baisse de la construction de nouveaux logements : « sans remonter à 1948, plafonner les prix des loyers entraînerait en effet, comme nous l’avons vécu en 1982 avec la loi Quillot, une perte de confiance des investisseurs et donc une diminution significative de la production : - 35% à l’époque, soit plus que la baisse due à la crise de 2008 » indique-t-il.
Pigeon dans la lignée d'Apparu et de... Collomb
Au contraire, de 2006 à 2008, les loyers se sont stabilisés, voire même ont baissé, du fait d’une construction neuve importante, et ce « sans avoir recours à une intervention réglementaire ». Pour lui, il faut donc élargir l’offre pour répondre à la demande, et faire ainsi baisser les prix. Marc Pigeon en appelle donc aux élus, qui selon eux seraient mieux inspirés « d’adopter une posture d’aménageur et d’inscrire leur politique d’urbanisme en regard des besoins et des attentes ».
Marc Pigeon tend en cela à rejoindre, logiquement, les positions émises par le secrétaire d'Etat chargé du logement, Benoist Apparu. Pour ce dernier, "la seule réponse pertinente, c'est de relancer la construction à grande échelle dans les zones les plus tendues". Plus surprenant, elles recueillent un écho favorable de la part de Gérard Collomb, le maire de Lyon. Celui-ci a récemment déclaré que « la pire période du logement en France, ça a été les lois de 1948 qui interdisaient l'augmentation des loyers et donc qui ont amené a une véritable pénurie de logements. Donc, si on consulte un certain nombre d'élus qui ont une expérience dans le domaine du logement, peut-être pourra-t-on moduler ces propositions ». Une position qui se démarque donc de la ligne officielle du parti socialiste
