Les notaires ont fait part lundi matin d'une forte hausse des prix de l'immobilier en 2010. Toutefois, sur la base des avants contrats, ils ont annoncé avoir constaté une baisse des prix pour les appartements anciens de janvier à mars, avant une remontée en avril.
Les notaires de France ont fait état ce matin des chiffres de ventes des biens au titre de l’année 2010. Si l’année dernière a été marquée par une hausse des prix substantielle sur Lyon (+8.1% sur un an), le début d’année a été plus poussif. Les prix enregistrés de janvier à mars sur la base des avants contrats des notaires ont en effet reculé de plus de 3.5%. Néanmoins, les notaires notent que cette baisse ressemble plus, pour l’heure, à un trou d’air. Les chiffres de l’évolution annuelle de février à avril sont, eux, de nouveau orientés à la hausse, avec une hausse de 1.1% à 3140 euros.
Les notaires du Rhône confirment ainsi la tendance générale à l’accalmie observée les derniers mois par les réseaux d’agences et notaires de France. D’autant que les volumes ont dans le même temps, fortement baissé, reculant de 34% par rapport à la même période de 2010 dans l’ancien, soit des baisses relativement proches de celles enregistrées dans le neuf (-48%). En cause, le débat sur les plus-values sur la résidence principale pourrait avoir joué défavorablement sur le marché selon les professionnels, l’incertitude législative tendant par nature à déstabiliser les acheteurs.

Après une baisse de 48 % dans le neuf au premier trimestre 2011 par rapport au premier trimestre 2010, doublée d’une baisse de 3,5% dans l’ancien, il semble que l’on ait assisté à une baisse générale. L’avenir nous dira s’il s’agit d’un simple trou d’air. Plusieurs autres indices – baisses dans certaines régions françaises, assagissement de la hausse à Paris – peuvent laisser à croire que l’on assiste peut-être au début d’un renversement de tendance, qui se traduirait par une baisse des prix continue pendant sans doute plusieurs années. Toutes les bulles finissent ainsi.
Pour être plus précis par rapport au commentaire ci-dessus, la baisse de 48% dans le neuf concerne les volumes de vente, alors que la baisse de 3,5% dans l’ancien concerne le prix au m². Mais ces précisions ne changent rien sur le reste : Trou d’air ou début de renversement de tendance…