Les taux de l'OAT 10 ans et du Bund étaient en nette détente hier. Les taux des pays solides de la zone euro se sont nettement détendus hier, après des statistiques économiques décevantes en Europe, en Chine, et aux États-Unis. Ceci a provoqué un afflux d'investissements sur les marchés obligataires des obligations d'État allemandes et françaises, alors même que les bourses décrochaient assez nettement. Les taux de l'OAT 10 ans se sont ainsi détendus à 3,30 % contre 3,37 % mercredi. Même chose pour le Bund, lequel est revenu à 2,86 %, contre 2,94 % la veille.
Les statistiques inquiètent les investisseurs
Le secteur immobilier aux États-Unis reste mal en point, au vu des dernières statistiques des ventes de logements neufs, en retrait de plus de 2 %. En outre, les demandes d'allocations chômage restent assez fortes aux États-Unis, ce qui continue d'alimenter les inquiétudes des marchés financiers sur la conjoncture internationale, alors même que la croissance chinoise semble marquer le pas.
La situation actuelle d'un point de vue macro-économique inquiète les investisseurs : en effet, si l'activité ne reprend pas au niveau mondial et particulièrement en zone euro, ceci pourrait avoir comme conséquence d'aggraver les difficultés des pays fragiles de la zone euro, comme la Grèce, mais aussi d'Irlande et le Portugal.
Les taux des obligations d'État grecques étaient ainsi en petite progression par rapport à la veille, à 16,57 %. Les taux portugais étaient au-dessus des 11 %, à 11,14 %.
