Catherine Capuano, directrice de l’agence Ccimmo à Villeurbanne, nous parle du marché immobilier de Villeurbanne.
Comment se porte le marché de Villeurbanne depuis le début de l’année ?
Il y a pas mal de transactions, cela va plutôt bien en ce moment. On a moins de produits à vendre, ce qui est plutôt bon signe pour nous. Du coup, les prix commencent à grimper. Avant nous étions sur un prix moyen à Villeurbanne compris entre 1800 euros le mètre carré et 2200 - 2400 €. Aujourd'hui, les prix demandés par le particulier oscillent entre 2800 et 3000 euros du mètre carré. Sur certains quartiers de Villeurbanne, certains n’hésitent pas à demander, dans de l’ancien, des prix supérieurs à 3400 euros du mètre carré. On a l'impression que les prix s'envolent, depuis un ou deux mois.
Existe-t-il des secteurs plus prisés à Villeurbanne ?
Tous les secteurs se vendent. Il faut que chaque secteur soit à son prix, que ce soit les Buères ou Charpennes. On ne peut pas parler ici de secteurs plus dynamiques. Après, il y a des secteurs plus cotés que d'autres en termes de prix au mètre carré, comme les secteurs les plus proches de la ligne de métro, Charpennes, Gratte-Ciel, République. Plus le métro est proche du centre de Lyon, plus le mètre carré du quartier est cher. Le Tonkin a également beaucoup augmenté en termes de prix : Beaucoup de gens de Caluire recherchent sur ce secteur, pour être à côté du Parc, à côté du tramway, et à côté du campus.
L’arrivée du tramway sur certains secteurs de Villeurbanne a donc été un facteur de développement assez important…
Villeurbanne s'est beaucoup développé en termes d'infrastructures, au niveau commodités. Et ça continue : avenue Roger Salengro, des travaux sont encore réalisés jusqu’à la place Wilson. Le fait que la Doua et le secteur du Tonkin se soient beaucoup développés est notamment lié à l’arrivée du tramway.
Une partie de Villeurbanne est proche de Lyon, et notamment de Part-Dieu. Le prix du mètre carré doit en conséquence être assez proche des prix du troisième arrondissement ?
Oui, ce sont quasiment les prix de Lyon. En ce moment, les estimations sont assez difficiles. On a l'impression que les prix ont tendance à être à la hausse. Quand on voit que sur Paris, les prix sont à plus de 8000 euros, Lyon et Villeurbanne ont encore une marge de progression, d’autant que les taux sont toujours bas.
Avez-vous senti un impact du PTZ+ depuis le début de l’année ?
Oui, on a beaucoup de primo-accédants, alors qu’on avait perdu ce type de population depuis 2003. Je pense que c’est dû au dispositif et aux taux bas. On va bientôt signer le compromis d’un jeune homme de 20 ans qui achète avec 4000 euros de côté. Ces situations, on les avait perdues depuis un certain temps. Aujourd’hui, il y a un changement au niveau de la population des accédants : on avait jusqu’ici des gens de 30 à 50 ans, on a même désormais des gens de 20 à 30 ans.
Il y a donc un changement de population sur la ville ?
On s'aperçoit que les gens viennent sur Lyon Villeurbanne pour le travail. Lorsque les gens en retraite, ils partent dans le sud, en Ardèche, en Haute-Loire, en Savoie. Ils vendent pour partir de Lyon. Il y a aussi beaucoup de premières acquisitions qui revendent pour acheter plus grand. Après, on a également une clientèle qui vient du sixième. Celle-ci recherche un dernier étage terrasse, un type de biens qui n'existe pas dans le sixième arrondissement. Dans ce quartier de Lyon, on ne peut pas acheter un dernier étage terrasse, d’une part parce que c’est hors de prix, et parce que ceci n’existe pas dans les constructions anciennes. Villeurbanne est une zone plus calme, avec plus d’espaces verts, avec toutes les commodités de Lyon. Beaucoup de gens du sixième recherchent du neuf, voire du récent, à des prix inférieurs au sixième.

Complètement délirant … cet article… de la première ligne à la dernière !