Après la démission de Xavier Emmanuelli mardi, et l’annonce de la suppression 4 500 places d’hébergement en Ile de France mercredi, la mairie de Paris et le gouvernement s’affrontent à coup de bataille de chiffres.
L’annonce, mercredi à l’antenne de France 2, par le secrétariat d’Etat au Logement de la suppression de 4 500 places d’hébergement en Île-de-France, et leur remplacement par autant de logements temporaires a provoqué un profond malaise dans les rangs de l’opposition.
Dès jeudi matin, Bertrand Delanoë, tirait à boulet rouge sur le gouvernement l’accusant de « ne pas réaliser l’urgence de la situation ». Pour le maire de Paris, Benoist Apparu donne « une fin de non recevoir […] aux femmes, hommes et enfants qui se retrouvent aujourd’hui sans aucune solution d’hébergement » et reporte à la fin de l’année, « les possibilités de logements. La réponse ne s’est pas fait attendre en la personne de Valérie Pécresse.
Dans un communiqué diffusé jeudi après-midi, la porte-parole du gouvernement s’en est prise directement à Bertrand Delanoë, à qui elle rappelait que les 4 500 nuitées d’hôtel évoquée par Benoist Apparu « ont été non pas supprimées mais transformées en 4 500 places en logement intermédié. Une solution plus durable pour les familles ».
Elle soulignait également « l’effort massif réalisé depuis quatre ans » en faveur « des dispositifs d’hébergement d’urgence (centres d’hébergement d’urgence, places d’hôtels,...), des centres d’hébergement et de réinsertion sociale (CHRS) et de la veille sociale ». A l’appui de son argumentation, elle citait la dotation budgétaire de ces dispositifs, qui « est passée de 670 millions d’euros en loi de finances initiale 2007 à 933 millions d’euros en 2011, et devrait se situer à un niveau similaire en 2012, soit une progression de 39 % au cours du quinquennat ».
Réponse de l’intéressé en début de soirée : Valérie Pécresse n’a pas assez écouté « son collègue du gouvernement […] qui indiquait mercredi sur France 2 que ces logements ne seraient créés au mieux qu'à la fin de l'année 2011 ». Pour lui la seule réponse d’urgence à apporter à ces familles à la rue est de « redonner immédiatement au Samu social les crédits nécessaires à son fonctionnement ».
