Les taux français se repliaient hier, dans un contexte de détente sur les dettes des pays solides de la zone euro.
Les taux des obligations d'Etat des pays fragiles de la zone euro progressaient hier, dans un contexte de doute des investisseurs sur le plan présenté jeudi au sommet européen de Bruxelles. Les taux grecs, espagnols, italiens étaient à la hausse, tout comme ceux du Portugal et de l’Irlande.
Le doute des investisseurs porte notamment sur le financement du Fonds européen de stabilité financière (FESF), lequel est censé assurer un mécanisme de solidarité entre les Etats.
La dégradation de trois crans de la note de la Grèce - de Caa1 à Ca - par Moody’s a en outre provoqué une nouvelle tension sur les marchés de la dette d’État, Fitch ayant pour sa part indiqué que la Grèce était en défaut partiel.
Sur le front des pays dits solides de la zone euro, on observait chez une détente des taux : le taux de l’OAT 10 ans revenait ainsi à 3,39 % contre 3,41 % la veille. Du côté des taux allemands, le taux du Bund revenait à 2,76 %, contre 2,82 % vendredi.
