Dans un contexte très tendu sur les Bourses européennes, les investisseurs se sont portés sur les marchés obligataires, et notamment sur la dette allemande. Jean-Claude Trichet n’a pas rassuré les marchés.
Les marchés obligataires ont connu une séance très animée hier, les propos de Jean-Claude Trichet, tenus suite à la décision de la Banque centrale européenne de baisser ses taux inchangés, n'ayant pas rassuré les opérateurs. Les investisseurs se sont massivement portés sur la dette allemande, le taux du Bund étant redescendu à 2,30 %, dans un contexte de ventes massives sur les marchés boursiers. Le CAC 40, comme la plupart des marchés européens, perdait près de 4 % à la clôture. Le Dow Jones, tout comme le Nasdaq, ont également dévissé, sur des craintes concernant la croissance américaine.
L’Italie et l’Espagne dans l’œil du cyclone
Les taux des pays périphériques de la zone euro continuaient, eux, à progresser. Lors de sa conférence de presse, le président de la banque centrale européenne a indiqué que l'institution avait repris ses achats d'obligations sur le marché de la dette d'État. Selon les opérateurs de marché, ces achats ont ciblé principalement la dette irlandaise et portugaise. Du coup, les taux portugais (11,30%) et irlandais (10.39%) baissaient, alors que les taux espagnols et italiens continuaient leur progression. Ces derniers s'établissaient ainsi à 6,25% et 6,19%.
Quant aux taux français, ce dernier restait quasiment stable. Le rendement de l'OAT 10 ans s'établissait ainsi à 3,17 %, soit un niveau proche de la veille. Toutefois, le 'spread', à savoir l'écart de rémunération, entre le taux allemand et le taux français établissait un nouveau record depuis la création de la zone euro, à 87 points de base.
