Les investisseurs continuaient à se ruer sur la dette des Etats notés AAA vendredi et lundi.
Les taux de l’OAT ont reculé vendredi et lundi. Les marchés obligataires européens, et notamment en France, tiraient parti d’un afflux de liquidités sur le marché de la dette, malgré une hausse de la Bourse.
Les taux des obligations d’Etat espagnoles et italiennes restaient à des niveaux proches de ceux de jeudi, autour des 5%. Les taux des bonos revenaient à 4.99%, quand les taux des BTP revenaient, eux, à 5.03%. Les obligations d’Etat ont profité la semaine dernière de rachats massifs de la part de la Banque Centrale Européenne, laquelle a déboursé 22 milliards d’euros pour ce programme, qui a fait chuter de manière spectaculaire les taux d’intérêt des pays périphériques.
Les investisseurs n’hésitaient toutefois pas à se porter un peu plus sur les obligations d’Etat françaises, ce qui réduisait de facto le différentiel de rémunération entre la dette française et la dette allemande, alors que ce dernier avait récemment flambé. Il revenait ainsi à 63 points de base, alors même qu’il avait flirté avec 90 points de base. La dette allemande, qui commence à être jugée chère par certains analystes, restait en revanche à son niveau.
