Les taux grecs sont remontés, consécutivement au problème des garanties exigées par la Finlande, qui remettent en cause le plan d'aide décidé le 21 juillet.
Les taux européens sont restés stables jeudi, dans un contexte de relative accalmie sur le marché obligataire. Les investisseurs ont les yeux rivés sur Jackson Hole, dans le Wyoming, lieu où Ben Bernanke prononcera un discours dans lequel il pourrait annoncer des mesures de soutien à l'économie américaine.
L'hypothèse de l'annonce d'une troisième salve de Quantitative easing – politique d'assouplissement quantitatif - pourrait y être annoncé... ou pas. Les marchés d'actions, qui ont nettement rebondi ces derniers jours, attirent de nouveau les investisseurs, au détriment des marchés obligataires. Ceux-ci observait donc hier une tension insignifiante de leurs taux, du moins pour les pays notés AAA.
Les taux allemands s'établissaient ainsi à 2.18%, contre 2.17% la veille, alors même que les taux français progressaient eux aussi d'un point de base, à 2.86%, contre 2.85% la veille.
Les taux grecs, en revanche, continuaient de se tendre. Les investisseurs continuaient à sanctionner l'accord bilatéral intervenu entre la Grèce et la Finlande, ce pays souhaitant obtenir des garanties contre le plan d'aide au pays. L’Allemagne s'est montré fermement opposé à un tel accord, d'autant qu'une poignée de pays veulent désormais de telles garanties.
