Emprunt Direct confirme la stabilité des taux observée par Empruntis sur le front du marché du crédit immobilier.
Les courtiers qui s’expriment un à un en ce début de mois confirment tous la même tendance : les banques n’ont pas opté pour un changement de leur grilles, contrairement à toute attente. Emprunt Direct a ainsi confirmé le statu quo déjà décrit par Empruntis, les barèmes restant en effet étales, si l’on excepte quelques mouvements à la marge sur certaines durées. « On s’attendait pourtant à ce que celles-ci intègrent le fort mouvement de recul des taux constaté sur le marché des obligations d’Etat françaises : or, il n’en a rien été » constate Emprunt Direct.
Pour rappel, les taux de l’OAT, qui avaient atteint 3.80% en avril sont redescendus lundi à 2.66%. Or les banques avaient jusqu’ici pour usage de répercuter la baisse des taux de l’OAT dans leurs barèmes de taux de crédit immobilier. Confrontées à la crise de la dette, les banques sont contraintes de maximiser leurs marges, et adoptent des règles prudentielles plus strictes.
Plus de sélectivité
« Il semble ainsi que les critiques faites par Christian Noyer en mars dernier sur les politiques des établissements bancaires en matière de crédit immobilier aient porté, surtout en ces temps de tensions sur les marchés obligataires » note le courtier en crédit immobilier.
Selon Alban Lacondemine, président d’Emprunt Direct, les banques « jouent la carte de la préservation de leurs marges », en vue, notamment « de satisfaire au plus vite aux critères de Bâle 3 », et « présenter aux marchés des ratios solides ». Cette situation a d’importantes conséquences sur le crédit immobilier. « On observe plus de réticence des établissements à s’engager sur des durées longues, avec à la clé un raccourcissement des maturités de prêts, et un étiolement progressif de leurs offres à 30 ans » constate-t-il.
De ce fait, les banques offrent moins de solutions du type financements à 110%, lesquelles « disparaissent progressivement ». « En outre, les banques sont beaucoup plus regardantes sur le niveau d’apport, mais aussi sur la règle des 33% d’endettement » indique le courtier.
