Les marchés obligataires allemands et anglais attiraient les investisseurs, alors que les taux italiens progressaient.
Les marchés obligataires étaient très chahutés hier, les obligations des pays notés AAA continuant d’attirer les investisseurs, tandis que les obligations d’Etat des pays périphériques subissaient des dégagements.
Les obligations d’Etat allemandes faisaient toujours office de valeur refuge. Les taux des Bunds reculaient à 1.74%. Le Gilt anglais reculait lui à 2.18%, en nette baisse par rapport à vendredi. Autre support à attirer les investisseurs : les T-Bonds voyaient leurs taux redescendre à 1.87%. Les taux de l’OAT étaient eux en hausse, du fait notamment des inquiétudes concernant le secteur bancaire français. Ils remontaient ainsi à 2.52%, contre 2.48% vendredi.
A l’inverse, les taux italiens et espagnols progressaient. Les taux italiens passaient en effet de 5.40% à 5.57%. Les taux espagnols étaient également à la hausse, passant de 5.15% à 5.32%.
Les investisseurs craignent une faillite de la Grèce, ce qui mettrait en difficulté le système bancaire, et notamment français. Selon l'hebdomadaire Der Spiegel, Wolfgang Schäuble, le ministre des Finances allemand, se préparerait à une telle éventualité. Pourtant, la Grèce avait indiqué dans le week-end que de nouvelles mesures pour réduire son déficit public, d'environ 2 milliards d'euros supplémentaires, dont la mise en place d’une taxe immobilière.
Ce matin, les taux allemands reculaient encore, alors que les taux des Gilts et de l’OAT progressaient, à 2.53%.
