La taxe d’habitation a progressé de 1.5% sur 2011, soit une augmentation bien moins marquée qu’à Saint-Etienne. Elle reste toutefois deux fois plus élevée à Lyon qu'à Paris.
Les taxes d’habitation et taxes foncières vont arriver d’ici peu dans les boites aux lettres. Et le contribuable, s’il ne constatera pas de baisse, n’observera pas non plus une hausse démesurée des taux de taxes d’habitation. La hausse des impôts dans les grandes villes de Rhône-Alpes est même plutôt modérée cette année, à quelques exceptions près.
Selon les chiffres du Forum pour la Gestion des Villes, repris ce matin par le quotidien Les Echos, la progression de la taxe foncière à Lyon a été de 1.5% sur 2011, à 870 euros. La part du Grand Lyon dans la taxe d'habitation n'a pas bougé cette année, comme cela a été annoncé il y a quelques semaines. La taxe d’habitation payée pour un couple lyonnais avec deux enfants dont la valeur locative est égale à 1.5 fois la valeur locative moyenne des logements de sa commune reste quasiment deux fois supérieure à celle de Paris (444 euros, +2.8%). Villeurbanne enregistre une hausse similaire (+1.5%) à 660 euros, soit tout de même une taxe réduite de près d’un quart par rapport à Lyon intra muros.
Augmentation marquée à Saint-Etienne
Le contribuable lyonnais n’est toutefois pas celui qui paye le plus en Rhône-Alpes. Car dans le derby fiscal opposant Lyon à Saint-Etienne, le ‘vainqueur’ est incontestablement stéphanois. Avec 1063 euros, et une hausse de 4.8% de la taxe d’habitation sur l’année, Saint Etienne reste la grande ville la plus chère de Rhône-Alpes. Car de son côté, Grenoble a, tout comme Lyon, enregistré une hausse somme toute modérée de la taxe sur l’année (+1.4%) à 751 euros.
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