L’intervention commune de plusieurs banques centrales a provoqué un net arbitrage vis-à-vis des marchés d’actions. Les taux des obligations d’Etat de la zone euro étaient tous à la hausse.
Les marchés obligataires européens étaient à la peine hier, les investisseurs fuyant les obligations d’Etat pour les actions. Les Bourses rebondissaient en effet, à la faveur d’une intervention commune des banques centrales.
La Réserve fédérale américaine, la Banque centrale européenne (BCE), la Banque d'Angleterre, la Banque du Japon et la Banque nationale suisse (BNS) ont annoncé qu’elles allaient mettre à disposition des liquidités en dollars aux banques, dans des opérations sur trois mois.
En outre, le fait que le président Français et la chancelière allemande Angela Merkel aient affirmé leur conviction dans une Grèce ancrée en zone euro a également joué en faveur des marchés d’actions, et d’une détente sur le marché obligataire.
Les taux de l’OAT 10 ans remontaient à 2.70%, tandis que les taux à 10 ans allemands reprenaient eux quelques points de base à 1.93%. Les taux anglais poursuivaient également leur remontée, à 2,51% contre 2,44% la veille. Les taux espagnols progressaient eux de 5.34%à 5.38%, alors que les taux italiens restaient stables à 5.57%.
