Les taux français ont nettement baissé hier, tout comme les taux allemands.
La débâcle des Bourses mondiales a provoqué une nouvelle fuite de la liquidité vers les marchés obligataires. Et c’est là tout le paradoxe : alors que le monde entier se préoccupe de la dette, les investisseurs se ruent sur les dettes allemande et française, qui ont de nouveau reculé hier à des niveaux proches de leurs plus bas historiques. Si bien qu’il devient pour l’Etat français de moins en moins cher de s’endetter à bon marché. Les taux de l’OAT 10 ans ont ainsi reculé à 2.51%, contre 2.61% la veille. Même chose pour le Bund, qui a vu ses taux reculer à 1.67%, un plus bas historique.
Les craintes de récession étaient la principale motivation des investisseurs à opérer des rotations d’actifs, se portant massivement sur les marchés obligataires. Le CAC 40 baissait ainsi de 5.25%, tout comme les principaux marchés européens, du Dax au Mibtel. Wall Street terminait également dans le rouge, après avoir déjà connu mercredi une séance de forts dégagements. La dette italienne, dans la panique, voyait, elle aussi, ses taux reculer, à 5.66%, contre 5.75% la veille. Même les taux espagnols faisaient figure de refuge, passant de 5.40% à 5.29%.
