Le courtier en crédit immobilier s’attend à une baisse des taux de crédit en octobre-novembre.
Cafpi n’en démord pas : le courtier en crédit immobilier s’attend à une baisse des taux de prêt immobilier dans les deux prochains mois, alors même que nombre de ses confrères jouent la prudence, à l’image de Meilleurtaux, Empruntis, ou Emprunt Direct. Pour Philippe Taboret, Directeur Général Adjoint de Cafpi, si la baisse ne s’est pas encore répercutée dans les barèmes, c’est simplement qu’à chaque baisse de l’OAT, il faut « un délai de 4 à 5 mois pour avoir une répercussion effective sur les taux des banques.
« La stagnation puis la chute ayant débuté en mai, il y aura un véritable effet sur les taux, si effet il y a, qu’à partir d’octobre » précise-t-il. Pour le courtier, les banques se regarderaient dans un premier temps en chiens de faïence, avant d’agir les unes après les autres : « c’est la première banque à agir sur ses taux qui entraine les autres à sa suite, qui souhaitent rester concurrentielles » indique-t-il.
Le courtier ne voit pas de credit crunch
Le courtier se veut également rassurant sur le degré de sélectivité des banques, en indiquant que la situation actuelle n’a rien à voir avec celle qui prévalait fin 2008. «Après la faillite de Lehman Brothers, la perte de confiance qui s’était installée entre établissements financiers avait entraîné une raréfaction des liquidités et une hausse des taux », rappelle Philippe Taboret. Ce qui n’est pas le cas aujourd’hui, la BCE se tenant prête à intervenir en cas de gros coup dur dans le secteur bancaire.
En outre, Cafpi ne pense pas que les banques désertent le crédit immobilier, un marché au risque « généralement peu élevé », qui permet en outre de prendre des parts de marché sur la concurrence et d’augmenter la production, le chiffre d’affaires, et également… les dépôts. Or ceux-ci sont actuellement très recherchés dans la perspective de Bâle 3.
Le courtier reste donc plutôt optimiste sur la fin de l’année, tant sur les taux que sur les transactions, d’autant plus que la réforme des plus-values immobilières pourrait bien entrainer une offre de biens disponibles plus importante, les propriétaires cherchant à vendre leurs biens avant que les plus-values ne soient imposées.

Cafpi n’en rate pas une pour faire parler d’eux, même si cela les pousse à dire n’importe quoi…