<p>(SDH/LPI)</p>
Eliane Gachet, directrice du CLLAJ de Lyon, nous parle du salon du logement des jeunes de Lyon, qui se tient mercredi à l'Hôtel de Ville de Lyon.
C’est aujourd’hui le salon du logement des jeunes de Lyon. Depuis combien de temps est organisé cet évènement ?
C’est la troisième année que nous organisons cette manifestation, qui est portée par les CLLAJ de Lyon, celui de l’Est lyonnais, et le service logement jeunes de la mission locale de Vénissieux. Ces trois associations sont adhérentes de l’Union régionale et nationale des CLLAJ. Cette année, nous donnons en effet une dimension régionale en associant l’Union régionale des CLLAJ à cette manifestation.
Cette année, ça se passe dans un endroit un peu plus central, à savoir l’Hôtel de Ville de Lyon ?
Oui, ça nous fait très plaisir. L’an dernier, c’était à l’espace Jean Couty. Cette année, nous sommes dans un espace plus central, à savoir l’hôtel de ville de Lyon. Nous avions fait une demande à la Ville, qui nous a autorisés à nous installer dans l’Atrium de l’Hôtel de Ville. Cela permet de donner une autre dimension à l’évènement, et donner une autre place à la question du logement des jeunes auprès des politiques.
La manifestation est portée par différents CLLAJ. Quelles sont ses principales missions ?
Les CLLAJ sont régis par une circulaire de 1990. Il ont pour mission l’accueil, l’information, l’orientation et l’accompagnement des jeunes de 18 à 30 ans dans la recherche, l’accès, et de maintien dans le logement. Ceci porte sur toutes les questions relatives au logement, aussi bien techniques, juridiques, pratiques, pour que les personnes puissent vraiment mener leurs recherches en connaissance de cause. A partir de notre outil d’enregistrement de situations, on voit bien ce qui coince dans certains cas : le fait de ne pas avoir de garant personnel, ou un garant qui n’a pas suffisamment de ressources, la solvabilité par les aides au logement. Aujourd’hui, un jeune au SMIC n’a plus d’aide au logement, et les bailleurs demandent 3 fois à 3.5 fois le montant du loyer comme ressource. Aujourd’hui, les jeunes travaillent plutôt en CDD, en intérim, avec des contrats partiels contraints… Il y a donc beaucoup de concurrence entre les candidats au logement, et du coup on laisse à la marge beaucoup de jeunes qui ont besoin d’un logement pour construire leur vie et stabiliser leur emploi. Il y a un manque de petits logements, notamment dans le parc public. On a ainsi fait remonter ce constat aux bailleurs HLM, en leur demandant s’il pouvait y avoir un peu plus de petites surfaces dans les logements HLM.
Il y a donc un manque de petites surfaces selon vous…
Il y a toujours une tension locative sur les petites surfaces. C’est relativement cher, avec une pénurie de logements vendables. Même au niveau des résidences étudiantes, les loyers sont assez chers et le budget logement est particulièrement important, avec des charges annexes particulièrement importantes, comme le chauffage et l’électricité. Beaucoup sont obligés de trouver un emploi, à côté. Il y a quelques années, les jeunes n’avaient pas de problème pour se loger. Aujourd’hui, les travailleurs pauvres, les jeunes en font de plus en plus partie. Il y a une certaine méfiance de la part des propriétaires
Le salon permet donc de rencontrer des exposants pour faciliter leurs recherches et de faire un point sur toutes vos actions dans ce domaine tout au long de l’année ?
L’idée, c’est de rassembler en un même lieu sur une journée la majorité des acteurs du logement : les bailleurs, les représentants de la FNAIM, mais aussi des logements de transitions, comme les foyers de jeunes travailleurs, des structures qui peuvent accompagner dans les démarches, comme les CLLAJ, mais également d’autres structures, dont certaines travaillent auprès des étudiants sur le logement intergénérationnel. Il y a aussi des structures autour du conseil, comme la CAF, la confédération syndicales des familles, le barreau de Lyon pour toutes les questions relatives au droit du logement ou du droit au logement. Nous avons aussi le lien avec l’emploi avec une place importante aux structures d’insertion par l’économique, qui permet de faire un relais sur la question de logement emploi. Nous voulons essayer de sensibiliser les collectivités locales à la problématique du logement des jeunes, et développer des solutions pour faciliter l’accès au logement. Nous essayons de promouvoir à cette occasion le bail accompagné, qui est un outil que les CLLAJ ont mis en place avec l’Union régionale. C’est un avenant au bail, qui permet de sécuriser la relation entre locataires et propriétaires, notamment pour un jeune qui a un premier logement. Il est accompagné dans l’état des lieux, qui l’aide dans l’ouverture de ses droits au logement, ce qui rassure le propriétaire. Nous sommes là, en cas de difficulté pour faire l’interface.
Sur combien de visiteurs comptez-vous pour l’évènement ?
Nous comptons sur 500 visiteurs, voire un peu plus cette année sur cette journée, avec une petite quarantaine d’exposants. Nous avions eu l’an dernier pas mal de travailleurs de l’action sociale avec le public jeune, qui sont venus à la pêche aux informations en lien avec le public jeune.
