Un tiers des français connaissent, un mois après son annonce, la réforme des plus-values immobilières.
Les français connaissent assez bien la réforme des plus-values immobilières, selon un sondage IFOP pour la FNAIM réalisée sur un échantillon national représentatif de 856 Français âgés de 25 ans et plus entre les 22 et 24 septembre dernier. 66% des français déclarent en effet connaître la réforme sur les plus-values immobilières. Le score atteint même 82% chez les possesseurs d’au moins un investissement locatif ou résidence secondaires.
Le sondage montre également que sur 10% des Français qui déclarent que la réforme des plus-values immobilières est de nature à modifier leur comportement d’achat ou de vente, 63% des français affirment qu’elle va renoncer à ses projets dans le cadre d’un investissement locatif. La proportion monte même à 76% dans le cadre de l’achat d’une résidence secondaire. Seuls 24% pensent donc acheter car il y aura des opportunités fin 2011.
La FNAIM veut une réforme de la fiscalité immobilière
Pour René Pallincourt, la réforme pourrait bien ne pas avoir les effets escomptés, du fait de retrait de certains biens à la vente par des propriétaires. D’autres tentent d’annuler les congés pour vente délivrés à leurs locataires. « Pire, ils n’ont plus d’argument pour motiver les acheteurs qui doivent compter sur le produit de la revente pour garantir une rentabilité minimale à leur investissement. En somme, c’est la panique ! Le risque est d’aboutir à l’effet inverse de celui recherché car un très net recul des opérations ne peut qu’entrainer une baisse des rentrées fiscales et des droits d'enregistrement » note le président de la FNAIM, qui plaide pour une « réforme de la fiscalité immobilière ».
Selon lui, il faut « préserver la nécessaire fluidité du marché pour encourager les projets immobiliers des ménages et développer l’offre de logements ». Il plaide ainsi pour un abattement de 5% au lieu des 10% actuels ainsi que « l’instauration d’une nouvelle exonération en faveur de la cession d’un logement autre que la résidence principale lorsque le vendeur est locataire de sa résidence principale. »
