Les taux des obligations d’Etat européennes ont progressé hier, avant le vote slovaque sur le FESF. Les propos de Jean Claude Trichet, le président de la BCE a également eu un impact sur le marché.
Les taux de l’OAT ont progressé de 2.86% à 2.88% hier, dans un contexte plutôt tendu sur le front européen. Le vote négatif du parlement slovaque sur le FESF, intervenu après la clôture, n’a pas eu d’impact important sur les taux européens. Le rendement du Bund restait stable, à 2.08%.
Les taux italiens se tendaient à 5.61%, contre 5.55%. Les rendements espagnols montaient à 5% contre 4.97% la veille. Une tension notamment provoquée par les propos de Jean Claude Trichet.
Les propos de Trichet pèsent
Les propos du président de la Banque Centrale Européenne, Jean Claude Trichet, ont en revanche eu un impact sur le marché obligataire. Selon lui, la crise de la dette en zone euro a atteint une dimension systémique, du fait de risques de répercussions sur l'économie en nette progression et de banques entrant dans une zone de danger.
"Le haut niveau d'interconnexion du système financier de l'Union européenne a provoqué une hausse rapide du risque de contagion. Cela menace la stabilité financière dans l'Union prise dans son ensemble et affecte de manière négative l'économie réelle en Europe et au-delà", a-t-il indiqué.
Ce matin, les taux de l’OAT redescendaient à 2.86%, et les taux du Bund reculaient à 2.05%.
