Les taux de l’OAT ont nettement progressé hier, consécutivement à l’annonce par Moody’s d’une possible révision à terme de la perspective AAA de la France.
L’annonce de Moody’s d’une possible révision à terme de la perspective de la note souveraine AAA de la France a eu pour effet de faire grandir l’écart de rémunération entre taux allemands et taux français. Les taux français sont en effet remontés à 3.14%, quand les taux allemands revenaient, eux, à 2.02% en clôture. Alors que l’écart de rendement entre la dette française et allemande n’avait jamais dépassé, depuis la création de la zone euro, les 90 points de base, celui-ci a bondi de près de 20%, à 112 points de base.
Ce nouveau choc a eu pour effet de faire baisser les Bourses. Le CAC 40 a ainsi perdu 0.79%, ce qui a accentué le mouvement de repli vers les actifs solides, comme les taux allemands, accentuant d’autant l’écart de rendement.
Face à ce nouvel épisode de la crise de la dette en zone euro, la riposte s’organise. L’augmentation de la capacité d'intervention du Fonds européen de stabilité financière (FESF) à 2.000 milliards d'euros, contre 440 milliards actuellement, serait envisagée par le couple franco-allemand selon le quotidien britannique The Guardian.
