Les taux français ont reculé hier, consécutivement aux doutes sur la tenue du sommet européen ce week-end.
L’écart entre les taux allemands et les taux français a de nouveau progressé hier. Le rendement du Bund reculait à 1.99%, contre 2.05%, alors que celui de l’OAT baissait de seulement cinq points, passant de 3.19% à 3.14%. L’écart entre taux de rendement s’établissait ainsi à 115 points de base en clôture, un niveau historiquement haut depuis la création de la zone euro.
Les tergiversations autour de l’avenir du FESF a joué en défaveur des marchés actions, ce qui a provoqué une ruée sur les actifs surs, notés AAA, comme les obligations allemandes, et également françaises. Les obligations des pays périphériques évoluaient elles aussi à un niveau élevé, à l'image des obligations italiennes, qui progressaient à plus de 6%. De la même façon, les obligations d’Etat progressaient à 5,513% contre 5,386%.
Des rumeurs ont couru en journée sur un possible report du sommet européen de ce week-end. Les opérateurs ayant horreur de l’incertitude, les dégagements étaient ainsi nombreux à opérer des dégagements sur les marchés d’actions. Mais ces informations ont été démenties, avant la confirmation de la deuxième tenue d’un deuxième sommet mercredi.
