Selon une étude IFOP, le logement arrive dans le tiercé de tête des préoccupations des français.
Le logement occupera-t-il une place importante dans le débat des élections présidentielles 2012 ? On peut en douter au vu des premières joutes entre candidats à la présidence, et candidats à la primaires socialistes… Pourtant, la thématique est l’une des préoccupation majeure des française, la troisième en ordre d’importance, si l’on en croit un récent sondage réalisé par l’IFOP à la demande de l’association Pulse, regroupant les professionnels de l’Usufruit Locatif Social (Fidexi, I-Plus, Vivalib, PERL). Le logement arrive ainsi derrière le travail et la santé.
15% s’alimentent moins pour leur logement
Il faut dire que la charge est lourde, tant pour les locataires que pour les propriétaires. 69 % des locataires réduisent ainsi d’autres postes de dépenses pour préserver le poste « logement ». 70% prélèvent ainsi dans le poste loisirs, pour 70 %, tandis que 15% d’entre eux vont jusqu’à prélever dans le budget alimentation. Pour les trois quarts des français locataires (74 à 81 %) trouvent leurs loyers trop élevés.
Le logement tend ainsi à grever le budget des classes moyennes mais aussi leur parcours résidentiel, selon Frédéric Goulet, président de PULSE et Directeur Général de PERL. « le poids croissant du logement dans le budget des ménages (près de 50% des ménages consacrent au logement de 30 à 50% de leur revenus disponibles) exclue les actifs des classes moyennes de la qualité de vie à laquelle ils aspirent légitimement en réduisant d’autant la part allouée à la consommation. Aussi, il est urgent de mettre en œuvre des solutions réalistes et durables au bénéfice des Français concernés » indique-t-il.
Inertie locative
Selon le sondage, 75 % des locataires prévoiraient de changer d’habitation, dont 66 % d’entre eux d’ici 1 à 3 ans. Mais une majorité des ménages en seraient dissuadée, du fait principalement de la difficulté à trouver un logement qui remplisse leurs principaux critères de choix, tant en termes de superficie, de loyer, et de qualité de vie. Trois quart estime que ceci est difficile.
En outre, 63 % des locataires auraient déjà renoncé à s’installer dans une commune ou un quartier à cause du prix des loyers. Par ailleurs, 51 % estiment que la question du logement est un facteur dissuasif pour changer de lieu de travail ou de région. Selon le sondage, la durée d’occupation moyenne d’un logement s’établirait entre 3 et 5 ans.
