Les taux ont progressé vendredi, tout comme les taux allemands. Les taux des pays périphériques, toutefois, reculaient.
Les rendements des obligations d’Etat des pays périphériques ont fléchi vendredi, suite aux anticipations positives des opérateurs sur les sommets européens du week-end et de vendredi. Néanmoins, la dette française était en revanche mal orientée avec des rendements à la hausse, tout comme la dette allemande, ce qui permettait à l’écart entre le Bund et l’OAT de reculer quelque peu. Les taux de l’OAT progressaient à 3.23%, contre 3.14%, tandis que les taux allemands progressaient de 1.99% à 2.11%. Les rendements italiens repassaient nettement sous les 6%, à 5.88%. Les taux espagnols baissaient à 5,45% contre 5,51%.
L’Allemagne et la France négocient en ce moment pour trouver des solutions à la crise de la dette. La France défendait une implication de la BCE dans la solution globale, ce qu’a refusé l’Allemagne. Les européens devraient désormais s’accorder avant mercredi, ce qu’ont assuré hier Nicolas Sarkozy, le président français, et la Chancellière, Angela Merkel.
En attendant, les agences de notation mettent la pression sur la France. Après Moody's, c’est Standard & Poor's qui indique que le AAA de la dette à long terme de la France pourrait être menacé si une récession intervenait.
Ce matin, les taux de l'OAT reculaient à 3.19%, alors que les taux des Bunds revenaient à 2.04%.
