Malgré l’apparent succès du sommet européen de mercredi soir, le président de la République a annoncé une révision à la baisse de la croissance du PIB.
Le sommet européen de mercredi soir aura peut-être sauvé l’euro, mais pas les prévisions de croissance du gouvernement. Le président de la République, Nicolas Sarkozy a en effet annoncé que les prévisions de croissance du PIB, auparavant prévues à 1.75% en 2012, étaient revues à 1%.
«Par souci de sérieux, nous avons décidé d'abaisser notre prévision à 1% l'an prochain», a indiqué Nicolas Sarkozy, qui a souligné la convergence des prévisions françaises avec le voisin allemand. De ce fait, a-t-il expliqué, il faudrait trouver «6 à 8 milliards» d'euros d'économies ou de recettes fiscales supplémentaires.
Des pistes annoncées d’ici 10 jours
De ce fait, les pistes d’économies devront être trouvées d’ici 10 jours par le premier ministre, François Fillon, et la ministre du budget, Valérie Pécresse, notamment pour pourvoir annoncer le G20 à Cannes. Pour l’heure, la piste d’une augmentation généralisée de la TVA qui «pèserait sur le pouvoir d’achat » a été exclue par le président. Reste qu’il a néanmoins ouvert la porte à un relèvement du taux de TVA réduit ou l’idée d’instaurer un troisième taux à 12% pour la restauration ou la rénovation dans le bâtiment.
En outre, le président souhaite réduire le différentiel entre PME et multinationales en appliquant une surtaxe applicable uniquement sur les grandes entreprises au titre de l'impôt sur les sociétés.
