Selon BNP Paribas Real Estate, les investissements en matière d’immobilier d’entreprise continuent leur reprise.
Sur les neuf premiers mois de 2011, les investissements en immobilier d’entreprise se sont repris au cours des 9 premiers mois 2011 par rapport à la même période en 2010 selon BNP Paribas Real Estate, avec une hausse de 32% de ces derniers. Les bureaux, qui sont selon la filiale de la banque « considérés comme les actifs les plus liquides du marché » ont attiré les investisseurs avec 6,5 milliards d’euros investis. 55 % des volumes investis en immobilier d’entreprise au cours des 3 premiers trimestres de 2011 l’ont été dans des bureaux en Ile-de-France, qui restent le produit phare sur ce marché, avec 5,4 milliards d’euros investis. « Ce créneau de marché affiche ainsi une progression de 34 % sur les 9 premiers mois de 2011, comparativement à la même période de 2010 » note le conseil en immobilier d’entreprise.
Chute des engagements sur l’immobilier commercial
L’immobilier commercial a à l’inverse connu une chute des engagements en surfaces commerciales sur les trois premiers trimestres de 2011. « Cette tendance repose principalement sur une baisse des transactions d’envergure qui avaient fortement soutenu l’activité en 2010», comme Cap 3000 note l’étude de BNP Paribas RE. « Néanmoins, les centres commerciaux restent attractifs pour les investisseurs grâce à « la bonne tenue des loyers », orientés à la hausse, et de « la faiblesse de la vacance », laquelle s’avère en baisse.
De la même façon, le secteur logistique est de son côté toujours en difficulté, avec 548 millions d’euros ont été investis sur 9 mois , soit 5,6 % des volumes engagés. «Les exigences de rentabilité des acheteurs ont donc été bien souvent incompatibles avec celles des vendeurs, limitant ainsi la fluidité du marché », note BNP Paribas Real Estate.
Pessimisme pour 2012
Le conseil se montre toutefois peu optimiste du fait du contexte économique délicat lié à la crise de la dette, qui devrait avoir un impact sur l’activité des entreprises. Le ralentissement pourrait même s’opérer dès le 4ème trimestre 2011, avec un objectif de 14-15 milliards d’euros sur l’ensemble de l’année 2011 en termes de volumes d’engagement. Il serait dès lors supérieur à celui enregistré en 2010, à 13,6 milliards. L’étude trace plusieurs scénarios pour l’an prochain au niveau des volumes, avec un scénario central situé entre 10 et 12 milliards d’euros et un scénario pessimiste, entre 8 et 10 milliards d’euros, ce qui, dans ce dernier cas, les ramènerait à leurs niveaux de 2009.
