La FPI a réagi hier aux propos de la ministre de l'écologie, qui avait accusé les promoteurs d’exposer habitants et collectivités aux risques « les plus extrêmes ».
La FPI n'a pas apprécié les propos de Nathalie Kosciusko-Morizet, qui était en déplacement mercredi à Nimes. Celle-ci avait en effet mis en cause les promoteurs, en les accusant d’exposer habitants et collectivités aux risques « les plus extrêmes ».
En outre, la ministre aurait indiqué que les promoteurs étaient réticents à construire des immeubles de 3 étages dans des zones à fort potentiel démographique, ce qui a immédiatement fait réagir la fédération. « La Fédération des promoteurs immobiliers de France s’étonne de ces propos de la part de son Ministre de tutelle qui, depuis un an, aurait gagné à découvrir le métier d’une profession dont elle s’occupe » s'est étonné la FPI.
Augmenter la densité
Selon la fédération, les promoteurs «construisent des immeubles de logements collectifs sur plusieurs étages, et non des maisons individuelles et toujours en respect des plans de prévention des risques quand ils existent. Ils ne contestent donc jamais la construction d’immeubles de trois étages, mais, bien au contraire, appuient les tentatives des équipes de la Ministre d’Etat pour augmenter la densité ».
Pour la FPI, « l’habitat collectif est l’habitat le plus sûr et milite dans les zones à contraintes pour que soient prises les dispositions constructives pour la protection des personnes comme des biens ».
La fédération du Languedoc-Roussillon / Provence a même invité la Ministre d’Etat pour lui montrer sur le terrain, « comment les immeubles qu’ils construisent ont et peuvent protéger leurs occupants dans les conditions extrêmes qu’ils viennent de traverser ».
« Nous considérons qu’après avoir pris la mesure du risque, le principe de précaution peut déboucher sur des solutions innovantes, plutôt que d’être le prétexte à l’inaction, trop souvent partagée par ses services » concluent les promoteurs.
