Selon les SAFER, les grands pôles urbains ont progressé de 22% entre 1999 et 2008.
L’urbanisation s’accélère en France. De 1999 à 2008, les grands pôles urbains ont progressé de 22 % et l’espace périurbain de 42 %. Selon les Safer, qui a tenu son congrès hier, « les terres agricoles sont les premières touchées » et c’est l’avenir du potentiel agricole français qui est en jeu, « en même temps que la réponse à une demande de plus en plus forte d’une alimentation de proximité… »
Selon elles, une part substantielle de l’agriculture se trouve en en zone urbanisée. En 2001, 41 % des surfaces agricoles s’y trouvaient. Or, la concurrence entre les usages « s’accentue et la pression se renforce ». En outre, « l’incompatibilité entre ces usages n’est pas traitée et conduit à des conflits. Les acteurs et les organes de décision se multiplient et les actions à court terme favorisent le mitage, l’enfrichement, la cabanisation…
Bien que des outils, comme les DTA, les SCOT, les POS, les PLU, les PAEN, les ZAP, ont été mis en place depuis quelques années, ceux-ci auraient un impact limité sur le phénomène. « Trop cloisonnés ou expérimentaux et à la durée de vie limitée », ils ne permettent pas, selon les SAFER « une approche globale et prospective qui pourrait garantir la durabilité et la cohérence des aménagements en zones périurbaines ».
Les SAFER appellent donc les collectivités à faire appel à l’expertise des Safer afin de rationaliser les exploitations, compenser les terres sous emprises de projets et installer des agriculteurs ou porteurs de projet.
