Selon l’INSEE, les locataires sont sept fois plus nombreux à faire l’objet de procédure de surendettement auprès de la banque de France.
Les locataires sont plus représentés dans les cas de surendettement que les propriétaires. C’est le résultat d’une étude de l’INSEE sur le surendettement des ménages qu’a publié l’INSEE la semaine dernière. La proportion de propriétaires y est, relativement à la population totale, sept fois inférieure, selon l’INSEE. La proportion de chômeurs est environ dix fois supérieure, la proportion de divorcés trois fois supérieure, note l’institut statistique.
Les plus fréquemment causes de surendettement sont, selon cette étude, le chômage, le divorce et la maladie. Les causes strictement financières dites d’endettement actif, telle que l’accumulation de crédits à la consommation, mauvaise gestion, sont présentes dans seulement 27 % des cas.
Deux années de revenus
L’endettement est en général égal à un peu moins de deux années de son revenu annuel, soit environ trois à quatre fois la moyenne nationale. Il est composé en grande partie (42%) de dettes bancaires, et dans beaucoup de de dossiers, ils comprennent au moins un crédit à la consommation.
Parmi les créanciers, le plus gros d’entre eux est détenteur en moyenne de 50 % de la dette totale et le suivant 20 %. « Le total des charges - hors charges d’intérêt - est équivalent en moyenne aux ressources du ménage » note l’étude.
