Les taux des obligations allemandes et françaises progressaient tandis que les taux des emprunts italiens baissaient.
Les taux de l’OAT étaient en légère baisse hier, passant de 3.25% à 3.19%, sur des interrogations concernant le sommet de la zone euro. Pour le porte-parole d’Angela Merkel, Steffen Seiber, les discussions se sont révélées « très exigeantes et par moments difficiles », concernant le sommet européen. La Banque centrale européenne (BCE), qui tient aujourd’hui sa réunion de politique monétaire, a alloué hier 50 milliards de prêts en dollars à des banques de la zone euro.
Le pessimisme est donc revenu, après des signes d’amélioration notables intervenus sur les marchés obligataires européens depuis plusieurs jours. Conséquence immédiate : les taux allemands diminuaient, passant de 2.18% à 2.09%. Inversement les taux de l’Espagne et de l’Italie remontaient. Le taux à 10 ans espagnol remontait à 5,39% contre 5,18% la veille, alors que le taux italien remontait à 5,98% contre 5,84%.
« Assurée d’avoir imposé ses conditions rigoureuses sur la convergence fiscale européenne, l’Allemagne d’Angela Merkel pourrait pour le long terme être disposée à assouplir quelque peu son opposition aux Euro-bonds et à l’évolution du rôle de la BCE. Sur ce point, la Chancelière allemande a déjà fait un pas en précisant que la BCE est indépendante, ce qui signifie qu’elle est libre d’organiser son action comme elle le souhaite » indiquait pour sa part Stelphia AM, dans une note.
