Suite aux inquiétudes exprimées par plusieurs syndicats et associations sur l’hébergement d’urgence, le préfet Jean François Carenco a indiqué que la totalité des capacités supplémentaires sera déployée.
Le préfet a réagi dans un communiqué suite aux inquiétudes exprimées par cinq syndicats et des associations lyonnaises sur l’hébergement d’urgence dans le département du Rhône. Jean François Carenco y a confirmé, dans le cadre du plan de renfort hivernal 2011/2012, l’ouverture de 650 places supplémentaires d’hébergement d’urgence dans le Rhône.
Le préfet indique notamment que les places supplémentaires sont mises en place progressivement depuis le 3 novembre dernier, et ce « alors même qu’il n’y a pas d’obligations légales ». Il assure notamment que l’ensemble des capacités supplémentaires, qui s’ajoutent aux places ouvertes toute l’année, sera fonctionnel d’ici le début du mois prochain.
Le préfet ne veut pas recevoir les associations
Pour l’heure 402 places supplémentaires sont ouvertes et entièrement occupées, comme à Saint Irénée (100 places), à Vénissieux (60 places), dans les logements d’urgence Armée du Salut (60 places), à Villefranche (20 places), à Belleville (2 places), dans les hôtels (130 places) ainsi que dans des surcapacités de CHRS (30 places). En outre, le 15 décembre prochain, le site de Fontaines sur Saône ouvrira ses portes pour une capacité de 80 places, ce qui portera à 482 places le total au 15 décembre. Par la suite, avec les sites de Villeurbanne, (80 places), de Lyon, rue de Créqui (40 places) et de Tassin la Demi Lune (50 places), ce seront près de 170 places en plus qui ouvriront début janvier, selon le préfet.
« Les annonces faites sont tenues. Oui, le préfet du Rhône met en place le dispositif annoncé et à ce jour, il n’ira pas au delà car il n’y a aucune nécessité. Les appels sans suite au 115 ne sont pas tous en provenance de personnes à la rue » indique le communiqué.
Pour l’heure, le préfet ne voit pas de contretemps dans le plan hivernal, tout en indiquant attendre voir si des gymnases doivent être réquisitionnés. Il ne veut en outre pas recevoir ces associations « dont il n’a toujours pas reçu la lettre ».
