Les emprunts d’Etat français ont reculé, les investisseurs restant optimistes quant à la trajectoire des finances publiques françaises, et ce malgré la possible perte du triple A.
Les craintes autour d’une possible perte du triple A par la France n’a pas empêché les taux des emprunts d’Etat de passer hier sous les 3%. Les investisseurs semblent avoir intégré cette perspective, et se portent donc naturellement sur les obligations d’Etat françaises et allemandes, qui, elles aussi, reculaient.
Les taux de l’OAT terminaient la journée à 2.97%, contre 3.01% lundi, tandis que les taux du Bund reculaient à 1.92%, contre 1.96% la veille. Même les taux espagnols reculaient à 5.33%, contre 5.37% lundi. Pour autant la zone euro n’est pas sortie d’affaire : l’Espagne devrait connaitre la récession dès le quatrième trimestre, tandis que le chômage en France atteint des plus hauts depuis 1999.
Les taux italiens continuaient en outre d’inquiéter, passant de 6.98% à 6.99%. Les investisseurs se détournent des emprunts d’Etat du pays, le pays pâtissant des incertitudes autour de la zone euro.
Ce matin, les taux allemands et français remontaient légèrement, tandis que les taux italiens et espagnols, eux reculaient de concert.
