Commentant les mesures annoncées la veille par Nicolas Sarkozy, le premier ministre a indiqué que la mesure visant à l'extension des possibilités de construire des logements ne remettrait pas en cause le pouvoir des élus.
"Il ne s'agit en aucun cas de faire n'importe quoi, de construire sans permis". François Fillon a, lors d’une conférence de presse, assuré le service après-vente des mesures annoncées la veille par Nicolas Sarkozy. Il s’est notamment efforcé d’expliquer la mesure visant à étendre les possibilités de construire des logements, en s’efforçant d’expliquer que le pouvoir des maires et des municipalités n’était en aucun cas remis en cause.
« Naturellement, les zones protégées ne sont pas remises en cause, mais surtout le pouvoir des élus locaux n'est pas contesté". Il a ainsi rappelé que la loi "laissera toujours aux collectivités le soin de juger de cette majoration ».
Construction « bridée »
Il s’agit pour lui de faire en sorte d’éviter que la construction soit entravée par des règles d’urbanisme. « Il arrive que la construction de logements soit bridée par des dispositions malthusiennes dans les documents d'urbanisme, qui contraignent nos concitoyens à un véritable parcours du combattant pour se loger ».
L’objectif est double, selon le premier ministre: « accroître l'offre pour peser sur les prix et permettre à chacun de se loger, et encourager un secteur, le bâtiment, qui est clé en matière d'emploi et de croissance ».
Ceci « ira de pair avec le très grand chantier déjà ouvert de libération de terrains publics qui, pour la seule Ile-de-France, permettra entre 2012 et 2016 de construire 50.000 logements ».
