Selon Empruntis, si les taux sont restés stables en février, ils pourraient baisser au mois de mars.
Les taux de crédit immobilier devraient baisser au cours des prochaines semaines, selon le dernier baromètre publié aujourd’hui par Empruntis. Le courtier en crédit immobilier a en effet indiqué avoir constaté une stabilité des taux en février pour les taux moyens, avec des taux de 4% sur 15 ans, 4,25% sur 20 ans et 4,55% sur 25 ans. Les taux réservés aux meilleurs dossiers sont eux à la baisse, « avec des minima qui s’affichent à des niveaux inférieurs de 0,10% par rapport à janvier ». Sur 20 ans, il est possible pour les très bons profils d’obtenir des taux inférieurs à 4%.
Les taux longs, qui se sont nettement détendus, ont en effet nettement baissé, avec taux de 2.80%, contre 4% en novembre. C’est cette nette baisse des taux longs qui permet aux établissements de laisser leurs taux bas, tout en répondant à l’exigence de marges liée aux critères de Bâle 3.
« Fenêtre de tir »
« Ce sont donc des bonnes nouvelles pour les emprunteurs qui disposent d’une fenêtre de tir plutôt favorable et cela devrait continuer dans les semaines qui viennent » indique le courtier. « Les banques françaises disposent d’une marge de manoeuvre plus large qu’il y a quelques semaines et nous annoncent d’une voix unanime des baisses pour les semaines qui viennent » explique Maël Bernier, directrice de la communication d’Empruntis.com. « C’est une excellente nouvelle car cela signifie que les banques vont pouvoir à nouveau rentrer dans une phase active de concurrence toujours favorable à l’emprunteur » ajoute-t-elle.
Toutefois, elle indique, comme son concurrent Emprunt Direct il y a quelques jours que les banques ne desserrent pas, en revanche, leurs critères d’octroi de prêts, toujours aussi stricts. «Cette baisse modérée des taux annoncée ne modifie pas l’application des critères d’endettement, qui reste très stricte en cette période troublée où la solidité financière des ménages est toujours très fragile en raison notamment des risques de chômage élevé. En d’autres termes, on prête moins cher certes, mais on prête prudent. » indique-t-elle.
