La société leader du trafic transmanche veut s’étendre vers l’Europe du Sud, dans un contexte d’intensification de la concurrence.
Lyon pourrait être l’une des prochaines destinations de l’Eurostar. C’est ce qu’a indiqué ce matin, dans le Financial Times son directeur général, Nicolas Petrovic. Eurostar souhaiterait ouvrir, selon lui, d'ici à 5 ans dix nouvelles destinations, parmi lesquelles Amsterdam, Francfort, Cologne, Genève, ou encore … Lyon.
L’Eurostar a, depuis l’ouverture de ses services en 1994, capté une partie substantielle du trafic entre Londres, Paris et Bruxelles, sa part de marché s’établissant désormais à 80%, avec 9.7 millions de passagers par an. Une tendance qui s’est renforcée, avec le raccourcissement des délais de liaison entre le « shuttle » et la gare Saint-Pancras de Londres, qui a renforcé son attractivité.
Avec la concurrence de la Deutsche Bahn en 2015 sur les trains à grande vitesse dans le tunnel sous la Manche, l’opérateur cherche à renforcer son offre vers l’Europe du Sud, ce qui passe notamment par l’extension de son offre vers d’autres villes. Pour autant, l’opérateur ferroviaire voit plus cette arrivée comme une opportunité pour conquérir des parts de marché supplémentaires sur l’avion, et les lignes intérieures européennes. Car ces trajets entre Lyon et Londres seraient directs, sans possibilité de descente sur Paris, et ne concurrenceraient pas, de ce fait, la SNCF, actionnaire à 55% d’Eurostar. Reste un obstacle de taille : le niveau des péages pour circuler sur les réseaux ferroviaire, notamment en France, pourrait entraver ses projets. Celui-ci serait de nature, selon les Echos, à retarder l’ouverture de ces nouvelles dessertes.
