En 2040, l’agglomération transfrontalière de Genève devrait compter 1.2 million d’habitants. Le Genevois français devrait d’ici là connaître une importante croissance de sa population, de 46% à 56%.
Nulle agglomération en Rhône-Alpes ne devrait plus connaitre une croissance démographique aussi rapide que… Genève. C’est la conclusion d’une récente étude réalisée par l’INSEE et l’office cantonal de la statistique de Genève sur la démographie de l’agglomération transfrontalière genevoise, qui regroupe le canton de Genève, le district de Nyon et la zone d'emploi du Genevois-Français.
L’agglomération de Genève devrait, dès 2017 ou 2018, dépasser le million d’habitants, selon cette étude. Soit plus que la population d’une agglomération comme Nice… L’agglomération de Genève Annemasse, dans sa partie française, devrait profiter de cette croissance. Alors que celle-ci compte à l’heure actuelle 152.000 habitants, sa population devrait augmenter sur la période de façon significative. « C’est le district de Nyon qui devrait connaître la plus forte augmentation relative de la population (de 46 % à 56% selon le scénario), suivi par le Genevois-Français (de 39% à 50%) et le canton de Genève (de 24% à 33%) » note l’étude.
550.000 habitants dans le Genevois français en 2040
En se basant sur les projections les plus favorables, le canton de Genève pourrait compter, en 2040, jusqu’à 618 000 habitants, le district de Nyon 136 000 habitants, le Genevois-Français de l’Ain 152 000 habitants et le Genevois-Français de Haute-Savoie 404 000 habitants. Soit 557.000 habitants sur le Genevois français.
En termes de classes d’âge, Genève vieillirait moins que les autres cantons, « la population devrait moins vieillir que dans les autres parties de l’Espace du fait de l’importance des mouvements migratoires et du renouvellement de la population que ceux-ci provoquent » note l’étude.
