<p>Vue de l'ex-friche Givaudan en 2012, un terrain dépollué dans le huitième arrondissement de Lyon.</p>
Avec les contraintes règlementaires apparues au cours de la dernière décennie, le marché de la dépollution des sols a explosé. Un marché estimé à 470 millions d’euros.
Contraintes réglementaires, tendance à la densification à la réhabilitation de friches industrielles : le marché de la dépollution des sols a connu, durant les dernières années, une croissance assez marquée, qui a toutefois été freinée par la crise immobilière de 2008.
Le marché a véritablement décollé avec l’apparition de la méthodologie du ministère, et son évaluation simplifiée des risques, établie à la fin des années 1990. Mais c’est avec la loi du 1er août 2008, qui transposait une directive européenne de 2004 sur la responsabilité environnementale concernant la prévention et la réparation des dommages environnementaux, que le principe « pollueur-payeur » a été clairement établi. L’exploitant d’une Installation Classée pour la Protection de l’Environnement (ICPE) est depuis cette date, contraint de préserver le site industriel dans son état initial, et si nécessaire de le traiter pour le remettre en état. Une disposition qui a clairement boosté le marché. Si bien que le commissariat général au développement durable (CGDD) estimait ce dernier à 470 millions d’euros en 2010, soit plus du double qu’en 2000.
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La pollution des sols est une véritable bombe à retardement et risque de devenir un problème de santé publique si nous n’agissons pas suffisamment vite car les eaux souterraines ou de surface risquent d’être touché avec les conséquences que l’on imagine.