<p>SDH/LPI</p>
Un petit rebond des ventes de logements neufs a été observé au deuxième trimestre. Les promoteurs immobiliers ont en effet constaté une progression de 10% des réservations sur cette période.
C’est un petit soulagement pour les promoteurs immobiliers. La décrue des réservations de logements neufs, qui avait cours depuis 2 ans, s’est interrompue au deuxième trimestre 2013, avec une hausse de 10,4% des ventes, selon la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI). 16.465 réservations nettes ont ainsi été effectuées en juin soit 1.546 unités supplémentaires par rapport à la même période de 2012.
La fédération, qui note que l’activité reste en retrait de 22% par rapport au deuxième trimestre 2011, relève que les ventes s’affichent en hausse de 4,1%, à 29.541 sur le premier semestre, une progression jugée « insuffisante au regard du niveau des taux d'intérêt et de la stabilité des prix » note la FPI.
« La meilleure compréhension du dispositif Duflot dans un contexte de taux historiquement bas explique ce changement. Les perspectives de resserrement territorial du dispositif et le risque de modulations à la baisse des loyers à compter du 3ème trimestre 2013 ont pu aussi accélérer des prises de décision avant l’été » explique la FPI, qui indique que l’accession à la propriété représentait toujours 64% des ventes totales du trimestre.
Les prix en léger repli
Les promoteurs s’adaptent toutefois à la nouvelle donne en modulant leurs mises en vente, avec une baisse de 22.4% par rapport au premier semestre de l’an dernier. « Cet effondrement traduit l’inquiétude des promoteurs à l’égard des perspectives du marché et leur volonté de limiter le risque de gonflement de l’offre commerciale », laquelle a timidement progressé de 2.4%, indique ainsi la FPI.
Les prix,eux, baissent de façon mesurée, de l’ordre de 2,3% par rapport au trimestre précédent. Sur 18 mois, toutefois, la FPI fait part d’une stabilité des prix. « Cette stabilité s’explique principalement par l’inélasticité des prix de vente à la baisse tant que des mesures fortes de simplification des règles et les conditions d’un véritable choc foncier n’auront pas été décidées pour faire baisser le prix de revient des logements » explique ainsi l’organisation.
