Le ministre a ce matin présenté dans un discours la loi de programmation pour la Ville et la Cohésion urbaine, en amont de la première lecture du projet.
François Lamy, le ministre délégué à la Ville, a présenté vendredi devant l'Assemblée nationale la loi de programmation pour la Ville et la Cohésion urbaine. "Promesse d'égalité", pour le ministre, ce projet de loi constitue la première "vraie réforme d'ampleur depuis dix ans".
Pour lui, le projet de loi "met la question sociale au cœur de la politique de la Ville". Pour le ministre, la politique de la ville doit s’adresser aussi aux "villes situées dans les anciens bassins miniers, les territoires ruraux ou périurbains", et pas seulement aux grands ensembles « Trop souvent, lorsque la Politique de la Ville s’est installée dans un quartier, les autres administrations s’en sont précisément écartées. Il fallait sortir de cette logique de substitution entre les différents crédits pour, au contraire, les articuler au profit des territoires concernés. C’est précisément l’un des objectifs du contrat de ville unique et global, proposé par ce projet de loi » a-t-il rappelé.
Le texte présenté a ainsi été l’"objet d'une large concertation en amont". Se défendant de n’être qu’"un simple aménagement" il s’agit pour le ministre d’"un changement profond de logique", en privilégiant les territoires où la "concentration de la pauvreté" est très présente.
Cette loi devrait se traduire par la création de 1300 "quartiers prioritaires". Dans ces derniers, la moitié de la population a des revenus inférieurs à 60% du revenu fiscal médian. Le gouvernement vise ainsi par cette loi à "corriger l'inefficacité du saupoudrage de crédits"
